4 juil. 2013

CSQ - Résidence Permanente



On recommence les demandes de visa !
Si tout va bien, la demande du CSQ sera faite en Septembre après l'obtention de mon stupide certificat français. Effectivement, je suis obligée de passer un test de français à l'université de McGill pour prouver que je parle bien français !


La demande au Fédéral viendra par la suite.
Concentrons-nous étapes par étapes et dépensons la moitié de notre salaire by the way...
Mais cela en vaut plus que la peine :)

1 juil. 2013

To the next French generation

"Young French people need to go abroad, to work, to travel, to see how things  can work differently in cultures and countries that don’t play by the  same old rules — and then come back to France, and reinject some of the  energy and enthusiasm they’ve absorbed to help reconcile the broader  population with the global reality that France has shunned for far too  long."

New York Times - The Best Hopes for France's Young?

http://nyti.ms/12zyTcv

Mais ce qui attirer d'autant plus mon attention vient d'un article paru dans le New York Times :

"France has always been a land to which people dream of coming. Not leaving. Though it may be anathema to French pride that anyone would want to leave (and that evidently Ms. Merkel, France’s No. 1 partner and rival, agrees), young people voting with their feet and coming back with a new worldview could be the best thing to happen to France in 30 years."

Et voici un texte paru dans Libération l'an dernier : 

http://on.fb.me/12pl4hZ

"Formons-nous, et allons à l’étranger si c’est pour mieux nous former. Mais que notre but soit très clair ! Notre pays a besoin de nous pour surmonter les défis qui l’attendent, et nous n’allons pas lui faire défaut maintenant. C’est aussi le meilleur service que nous puissions rendre à l’équilibre du monde.
Jeunes de France, notre salut à tous n’est nulle part ailleurs que dans nos mains. Ne vous barrez pas : battons-nous !"

Apprenez et formez vous à l'étranger pour mieux aider votre pays à redémarrer.

La France serait donc une gérontrocatie hypercentralisée et décrépie. Quel terme bourré d'intelligence !


Les arguments en faveur d'un "exil" professionnel sont nombreux : dégradation des conditions de travail en France et manque de reconnaissance, temps de recherche d'emploi trop long ou encore recours souvent abusif aux stages à rallonge expliquent l’envie d’ailleurs. D’aucuns trouvent ce pays ultra hiérarchisé, sclérosé, une gérontocratie en déclin.

Partir, c'est s'assurer une belle carte de visite si l'on souhaite revenir en France par la suite. 
Seuls 36% des jeunes Français auraient confiance dans l’avenir de leur pays. Pour autant, il ne faut pas imaginer que tous ces départs sont une fuite. Il y a aussi pour beaucoup une véritable envie de vivre de nouvelles aventures, qui ne remet pas en cause l’attachement à la mère patrie. L’internationalisation des cursus ouvre des horizons aux jeunes et prépare aux échanges dans une autre langue que le français.

Des dispositifs largement répandus offrent de belles possibilités de départ:
- Visa Vacances Travail : 30.000 jeunes utilisent ce visa temporaire, d’une durée de un à deux ans, qui permet de partir à l’aventure pour visiter et travailler librement. En Asie et en Océanie le nombre de jeunes qui en bénéficient est en très forte hausse (+40% entre 2007 et 2012).
- Le Volontariat  International en Entreprise : Il s’agit d’un programme qui permet aux entreprises françaises de confier à un jeune (28 ans au maximum), une mission professionnelle à l’étranger durant une période modulable de 6 à 24 mois. Le nombre de jeunes en VIE a cru de 240% entre 2002 et 2012.

Pour certains, ces départs sont l’illustration d’un ras-le-bol, d’une lassitude à l’égard de la France, une fuite des cerveaux. Sur les 27.000 participants à un sondage du Figaro à ce sujet, près de 75% des personnes interrogées estiment qu’il faut s’inquiéter de l’expatriation des jeunes Français. Si on est optimiste, on peut aussi estimer que la jeunesse française envoie un formidable message quant à sa capacité d'ouverture au monde et de refus du repli sur soi qui guette particulièrement les sociétés en crise. Mobile, entreprenante et dotée d'une réelle ouverture interculturelle, elle peut être un atout considérable pour les entreprises dans la conquête des marchés internationaux. Ces expériences acquises à l’étranger ont aussi le mérite de montrer aux Français le monde tel qu’il est et permettront certainement de créer les emplois de demain. A condition que ces départs ne soient pas subis, mais soient un véritable choix.


Conclusion :

De jolies phrases donc qui décrivent l'état actuel et le ressenti des jeunes français d'aujourd'hui. Je n'ai pas encore assez de recul et je n'envisage pas de rentrer dans les prochaines années, il m'est donc encore un peu difficile de me prononcer.

Cependant, je reste convaincue que les jeunes français sont de gros hypocrites qui veulent le beurre et l'argent du beurre.
Les PVT sont vécus comme des vacances pendant une année et souvent comme une désillusion.
Quant aux VIE, ils sont pris d'assaut pas tous les petits français sortant de grandes écoles. En effet, la plupart ont bien trop peur de vraiment s'expatrier pour vraiment chercher du travail comme l'on fait les Mexicains, les Grecs, les Italiens aux US... Les Portugais, les Italiens, les Espagnols, les Marocains en France.
Ces français là ne vont pas s'abaisser à l'expat "à la recherche d'une vie meilleure".
La VRAIE expat pas celle qui est proposée à nos petites têtes parfaites par de grosses entreprises françaises avec de gros salaires français et l'assurance maladie française. Celle qui paie les billets d'avion, les 5 semaines de vacances et le visa.
La vraie expat se construit de bout en bout et lorsque nous reviendront au pays ce seront nous qui aurons un vrai savoir-faire à proposer aux entreprises françaises.
Mais encore, faut-il l'avoir cette envie de revenir et de subir à nouveau cette hiérarchie écrasante, cette fausse modestie et la foi d'obtenir un jour une reconnaissance et la liberté de proposer de nouvelles choses qui manquent cruellement à cette France.