"Young French people need to go abroad, to work, to travel, to see how
things can work differently in cultures and countries that don’t play
by the same old rules — and then come back to France, and reinject
some of the energy and enthusiasm they’ve absorbed to help reconcile
the broader population with the global reality that France has shunned
for far too long."
New York Times - The Best Hopes for France's Young?
http://nyti.ms/12zyTcv
Mais ce qui attirer d'autant plus mon attention vient d'un article paru dans le New York Times :
"France has always been a land to which people dream of coming. Not leaving. Though
it may be anathema to French pride that anyone would want to leave (and
that evidently Ms. Merkel, France’s No. 1 partner and rival, agrees),
young
people voting with their feet and coming back with a new worldview
could be the best thing to happen to France in 30 years."
http://on.fb.me/12pl4hZ
Formons-nous, et allons à l’étranger si c’est pour mieux nous former.
Mais que notre but soit très clair ! Notre pays a besoin de nous pour
surmonter les défis qui l’attendent, et nous n’allons pas lui faire
défaut maintenant. C’est aussi le meilleur service que nous puissions
rendre à l’équilibre du monde.
Jeunes de France, notre salut à tous n’est nulle part ailleurs que dans nos mains. Ne vous barrez pas : battons-nous !"
La France serait donc
une gérontrocatie hypercentralisée et décrépie. Quel terme bourré d'intelligence !
Les arguments en faveur d'un "exil" professionnel sont nombreux :
dégradation des conditions de travail en France et manque de
reconnaissance, temps de recherche d'emploi trop long ou encore recours
souvent abusif aux stages à rallonge expliquent l’envie d’ailleurs.
D’aucuns trouvent ce pays ultra hiérarchisé, sclérosé, une gérontocratie
en déclin.
Partir, c'est s'assurer une belle carte de visite si
l'on souhaite revenir en France par la suite.
Seuls 36% des jeunes Français auraient confiance dans l’avenir de
leur pays. Pour autant, il ne faut pas imaginer que tous ces départs
sont une fuite. Il y a aussi pour beaucoup une véritable envie de vivre
de nouvelles aventures, qui ne remet pas en cause l’attachement à la
mère patrie. L’internationalisation des cursus ouvre des horizons aux
jeunes et prépare aux échanges dans une autre langue que le français.
Des dispositifs largement répandus offrent de belles possibilités de départ:
- Visa Vacances Travail : 30.000 jeunes utilisent ce visa temporaire,
d’une durée de un à deux ans, qui permet de partir à l’aventure pour
visiter et travailler librement. En Asie et en Océanie le nombre de
jeunes qui en bénéficient est en très forte hausse (+40% entre 2007 et
2012).
- Le Volontariat International en Entreprise : Il s’agit
d’un programme qui permet aux entreprises françaises de confier à un
jeune (28 ans au maximum), une mission professionnelle à l’étranger
durant une période modulable de 6 à 24 mois. Le nombre de jeunes en VIE a
cru de 240% entre 2002 et 2012.
Pour certains, ces départs
sont l’illustration d’un ras-le-bol, d’une lassitude à l’égard de la
France, une fuite des cerveaux. Sur les 27.000 participants à un sondage
du Figaro à ce sujet, près de 75% des personnes interrogées estiment
qu’il faut s’inquiéter de l’expatriation des jeunes Français. Si on est
optimiste, on peut aussi estimer que la jeunesse française envoie un
formidable message quant à sa capacité d'ouverture au monde et de refus
du repli sur soi qui guette particulièrement les sociétés en crise.
Mobile, entreprenante et dotée d'une réelle ouverture interculturelle,
elle peut être un atout considérable pour les entreprises dans la
conquête des marchés internationaux. Ces expériences acquises à
l’étranger ont aussi le mérite de montrer aux Français le monde tel
qu’il est et permettront certainement de créer les emplois de demain. A
condition que ces départs ne soient pas subis, mais soient un véritable
choix.
Conclusion :
De jolies phrases donc qui décrivent l'état actuel et le ressenti des jeunes français d'aujourd'hui. Je n'ai pas encore assez de recul et je n'envisage pas de rentrer dans les prochaines années, il m'est donc encore un peu difficile de me prononcer.
Cependant, je reste convaincue que les jeunes français sont de gros hypocrites qui veulent le beurre et l'argent du beurre.
Les PVT sont vécus comme des vacances pendant une année et souvent comme une désillusion.
Quant aux VIE, ils sont pris d'assaut pas tous les petits français sortant de grandes écoles. En effet, la plupart ont bien trop peur de vraiment s'expatrier pour vraiment chercher du travail comme l'on fait les Mexicains, les Grecs, les Italiens aux US... Les Portugais, les Italiens, les Espagnols, les Marocains en France.
Ces français là ne vont pas s'abaisser à l'expat "à la recherche d'une vie meilleure".
La VRAIE expat pas celle qui est proposée à nos petites têtes parfaites par de grosses entreprises françaises avec de gros salaires français et l'assurance maladie française. Celle qui paie les billets d'avion, les 5 semaines de vacances et le visa.
La vraie expat se construit de bout en bout et lorsque nous reviendront au pays ce seront nous qui aurons un vrai savoir-faire à proposer aux entreprises françaises.
Mais encore, faut-il l'avoir cette envie de revenir et de subir à nouveau cette hiérarchie écrasante, cette fausse modestie et la foi d'obtenir un jour une reconnaissance et la liberté de proposer de nouvelles choses qui manquent cruellement à cette France.