23 mars 2013

Les yeux grands ouverts



Les événements ce sont précipités à une folle allure il y a deux semaines.
Ils suffit de fermer les yeux l'espace d'un instant pour qu'un mail soit enfin envoyé et que le futur se retrouve ainsi précipité.

Personne ne souriait vraiment. Ne pouvait-on seulement pas y croire ? Je ne devais pas montrer mes sentiments. De l'anxiété prenait la place au bonheur. La retenue était de mise.
Je me répétais en boucle :
"Juste ferme les yeux que le soleil se couche à l'horizon."

Or, j'avais envie d'entendre des cris de joie. J'attendais l’explosion de bonheur. Je patiente depuis tellement longtemps. Pourtant, je ne me sentais que mortifiée par la peur de faire paraître le moindre sentiment de joie. Qu'avais-je le droit de ressentir ? Uniquement, le tremblement de mes mains et des frissons ?
Alors, je me renfermais dans ma tête "Tout ira bien, personne ne pourra te blesser maintenant." Cependant, j'espèrerais à ce moment là que les ombres auraient enfin été remplacées par la lumière et que tu me dirais "je ne te laisserais plus jamais t'en aller". Les choses ne peuvent pas être si simple et les sombres jours ne paraissent pas encore terminés.
Je m'en veux d'avoir laisser mon cœur s'emballer et le laisser entrevoir où je me trouvais. Il suffirait d'un battement de plus et je me sentirais complètement perdue.

La fuite.
Seulement m'enfuir de là.
Me cacher et ne plus penser à quoi que ce soit.
Rentrer à la maison et ne plus rien entendre.

C'est tout ce dont je m'en souviens après avoir lu ce précieux et inattendu mail.





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