5 déc. 2012

Jonathan Franzen et son amérique

Neuf ans après Les Corrections, paru à New York en 2001 et vendu à quelque trois millions d'exemplaires dans le monde, le troisième roman de Jonathan Franzen, Freedom a marqué le retour spectaculaire de l'auteur (né en 1959) sur le devant de la scène littéraire américaine. 

Magnifique roman familial, portrait puissant et pertinent de l'Amérique du début du XXIe siècle portant en filigrane une méditation profonde sur l'expérience humaine dans le monde contemporain, Freedom est une œuvre tout ensemble intimiste, attachante, et formidablement ample et ambitieuse. Qui dessine, sur trois décennies, la destinée d'une famille : Patty et Walter Berglund, leurs enfants, Joey et Jessica, autour d'eux quelques personnages satellites. Jonathan Franzen est-il le « grand romancier américain » d'aujourd'hui, ainsi que l'affirmait il y a un an Time Magazine, affichant à sa une le portrait de l'écrivain ?

"Ma honte, je l'ai mise dans ce roman, j'écris pour la petite partie de l'humanité qui ne se satisfait pas des distractions."Jonathan Franzen a été consacré "Great American Novelist".



On lira donc "Freedom" pour ce qu’il est : le tableau d’une « Amérique patchwork » (dixit Libération) qui embarque "une théorie de sujets fétiches, tous déjà plus ou moins éprouvés dans ses livres précédents : famille, dépression, environnement, contexte politique". Et aussi "un monument de réalisme littéraire, complexe, terriblement ambitieux" (dans Le Nouvel Obs).
Mais on saura aussi que la "saga écolo de Walter" n’est pas anecdotique pour Jonathan Franzen, qu’il y a mis tout ce qu’il connaissait de ce monde très spécial des farouches militants environnementalistes américains. 
Ce roman qui a enchanté les américains et qui nous dépeins a merveille l'état actuel du pays est un grand moment de littérature. Une plume (la traduction française) qui vous laisse en alène aux fils des pages et surtout une histoire où chacun d'entre nous peut s'y retrouver.

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