26 nov. 2012

Autopsie du couple

A travers toutes les époques confondues, il y a l'autopsie assez universelle des histoires d'amour, au sens où la littérature et le cinéma modernes l'envisagent. C'est-à-dire essentiellement comme un mirage. Pourtant, on continue de croire, dans nos sociétés, qu'il est toujours possible de créer la famille idéale. Non pas comme dans les pays en développement où les populations ne cherchent qu'à survivre et se reproduire. Ce concept réducteur me laisse perplexe quant à savoir si cette population n'est-elle pas plus heureuse que nous le sommes ?
Je ne suis pas assez documentée pour l'affirmer et surtout je n'ai pas étudié les phénomènes de société et la sociologie. Ce que je cherche seulement à comprendre c'est de quelle manière peut-on vraiment être heureux dans un couple ?
Ne nous méfions-nous pas un peu trop les uns des autres ? Ne sommes-nous pas juste trop égoïstes ?
Quel est le secret d'un couple pour qu'il dure et qu'il soit heureux ?

"Le vide sans espoir d'un avenir"

Quelle est la position de la femme dans les couples d'aujourd'hui ? Et, pour ceux qui sont internationaux ? Sont-ils plus exposés à l'échec ?
De plus, ai-je des prédispositions à devenir névrosée ?
Appartiendrais-je aux personnes qui ont des regrets toutes leur vie ? Montréal où la ville de tous les possibles. Ce pays où nous avons formulé notre désir de bonheur. L'agitation que l'on fait tout autour et ce sentiment de la vie qui défile et qui se referme sur moi. Andrés, sauvera-t-il son rôle, ne serait-il pas lâche ou superficiel ? Et moi, je serai une martyre sur l'autel du patriarcat. L'autre architecte de l'enfer.
Glauques propos qui n'auront peut être même pas le temps de faire surface.
Cette vie peut-elle vraiment être belle ? L'humanité ne cherchent-elles pas qu'à se replier dans l'horreur et l'abnégation de gentillesse pour mieux survivre ?
Les gentils ne gagnent rien et le conformisme reste pour toujours l'unique vainqueur.


25 nov. 2012

Concert de Rodrigo y Gabriela

Le concert était vraiment génial, pas trop long et j'étais super bien placée. La première partie ressemblait à la Jason Mraz en moins bien. Alex... something.

Malgré le fait que j'y sois allée seule, je ne me suis pas ennuyée. Ce duo mexicain est vraiment talentueux, le concept n'est pas trop soporifique et ils ont une énergie incroyable. Rodrigo a compris qu'il était un peu le sex appeal du groupe, enlevant son T-Shirt à la fin du concert !
La musique très latino et influencée par le rock, le jazz, le folk et le metal m'ont évidemment fait penser à Andrés.
J'ai connu ce groupe en Irlande. Richie et Eddie étaient de grand fans vu que le groupe sort son premier album en Irlande en février 2006 et arrive directement numéro un dans les charts irlandais. 

La majorité des fans était des jeunes de plus de 30 ans, venant d'horizon assez divers. J'avais un couple de vieux bourgeois parisiens. Ils étaient calme hormis le fait que la vieille avait une odeur... particulière.

La déco est le point faible (suivant nos codes français), l'affiche, la pochette des albums... wtf avec les créa? Je ne pense pas qu'il y ait une personne dans la salle qui soit emballée par leurs colonnes aux symboles assez bizarres et un peu vieux jeu.

A côté de moi, une famille de 4 enfants assistait au concert. Je me suis immédiatement demandé si moi, en tant que mère, j’emmènerais mes enfants si jeune voir un tel concert.
J'ai réussi à me détendre et oublier le fait que ma journée avait été une fois de plus "insurmontable surmontée". Vais-je réussir à passer les deux mois qui me reste sans trop d'encombre ? J'avais pleurer aux toilettes pour de bon.
Grâce à ce groupe, j'ai pu laisser mon esprit divaguer sans honte, c'est aussi cela qui a fait du bien. Première et certainement dernière fois que je mettais les pieds dans ce Zénith de Paris, et on peut dire que ce concert tombait à point nommé.



21 nov. 2012

Shabbat שבת

Vendredi c'est Shabbat.
Morgan m'a invité dans sa famille à fêter cette fameuse et Mon Dieu, quelle famille !
J'ai tout simplement adoré malgré la fin de semaine plutôt difficile et le fait d'être propulsée au sein d'une famille inconnue.
Ce qui m'a tout de suite frappée, c'est leur ouverture d'esprit et leur disponibilité. J'ai pu m'intégrer tout de suite, chose qui chez nous aurait prit beaucoup plus de temps. (Sans parler que ce type d'invitation n'aurait pas été accepté si facilement.)

Ainsi, j'ai pu rapidement avoir un aperçu des traditions et prières.
Chacun passe à table et une personne distribue des petits livrets. Chaque livret est en hébreux mais aussi en phonétique (Halleluia!).  Les hommes portent la kippa et se lèvent pour réciter. Ensuite, un verre de vin tourne à table. Il ne faut boire qu'une seule gorgée et cela va du plus ancien au plus jeune. Après, on doit se laver les mains et ne plus parler jusqu'à la distribution du pain.

Pourtant, s'il y a une chose que je retiens entre toutes pendant cette soirée, c'est leur état d'esprit. La manière de s'exprimer, de se comporter... Une attitude qui les caractérise bien et qui démontre à quel point ils sont soudés, attachés à leur racines, extravertis mais aussi très ouvert sur les autres.
Je n'ai pas retenu tout ce qu'il me fallait savoir mais j'ai me souviendrais de cette soirée.


Ndrl : le jour de repos assigné au septième jour de la semaine juive, le samedi, qui commence dès la tombée de la nuit, le vendredi soir.




19 nov. 2012

Sugarplum Coffee Shop avec Bridgette

Dimanche, en début d'après-midi, j'ai retrouvé Bridgette dans le 5e. Un coin où je n'ai pas tellement l'habitude d'aller. C'est à l’entrée du quartier latin de Paris, rue Cardinal Lemoine. A l’intérieur de ce coffee shop qui fait le coin de la rue, des tables de toutes tailles et de tous styles accueillaient déjà pas mal de personnes. A la caisse, vous pourrez admirez ces gros gâteaux de mariage, ou bien des cheesecake, scones à la banane, et bien d’autres gourmandises.

Elle avait invité une amie américaine, Julie, qui est originaire de San Diego ! Cette Julie était assez extravertie et nous a bien fait rire. On a bavardé pas moins de trois bonnes heures. D'absolument tout, du visa, des problèmes de santé qu'à eu Bridgette, du gouvernement américain, de la France, des voyages, d'Adam, d'Andrés...
On a même un peu parlé en français !
Quel bon moment, mais j'étais une fois de plus très fatiguée. 


18 nov. 2012

La différence s'appelle l'amour

Il me manque de plus en plus et j'ai tellement peur de ces lundis matin. Toujours l'impression que cela va être tellement dur à gérer et long, long, long, long...
Les jours sans fins.
Que le bout est inaccessible.
Je déteste tellement ce job.
Puis, tu l'aimes et ensuite, ça change, cet amour n'existe plus. Reste que les habitudes.
J'aurais déjà envie d'être à l'amour inconditionnel, de griller les étapes et d'être déjà en train de vivre ces précieux moments qui ne sont pas éternels.
Avoir le luxe de penser qu'il est à l'autre bout de la ville et que tant pis s'il rentre tard, s'il est avec ses amis ou qu'il n'a pas le temps. Qu'il est là, dans un rayon de 50 kms.
Qu'à un moment je pourrais l'embrasser et être dans ses bras.
Mais vraiment,  je me moque si cela s'estompera. Qu'importe si on divorcera, qu'importe qu'il voit d'autres femmes et qu'importe s'il ne voudra plus jamais me voir.

Qu'au moins je sois déjà avec lui.

Me réveiller auprès de lui tous les matins.




Le chemin

Je n'ai pas rougi de m'être trompé de route mais de ne pas avoir changé assez tôt pour arriver au but.

15 nov. 2012

Visa PVT Canada

Un des plus beaux jours de ma vie ! J'ai reçu le précieux mail qui m'annonçait que mon dossier avait bel et bien été accepté. Quel soulagement ! Ma vie en dépendait un peu... Je suis tellement heureuse. A moi, cette nouvelle vie et ces nouveaux challenges. Ce prochain chapitre qui m'apportera, je l'espère, beaucoup de bonheur et tout ce dont j'ai toujours voulu avoir.

14 nov. 2012

Privacy

Le manque d'intimité. Partout. Dans le RER bien sur. Au bureau aussi et à l'appartement. Je ne me sens pas tranquille et complètement libre de mes gestes nulle part.  Quentin qui ne ferme jamais sa putain de porte et Élodie qui jette constamment un œil sur mes écrans. S'en est vraiment déconcertant, fatiguant et énervant.
Je réalise à quel point, j'ai besoin de mon intimité. Notamment, ce weekend où Quentin à enfin levé les voiles.


13 nov. 2012

The living proof

Une des plus belles preuve d'amour que je n'avais jamais reçue.

What am I going to do for u in Montreal?

I'm not a good cooker, I'm a disaster in the house. Sometimes I'm not funny because I'm in a bad mood. Sometimes I'm gloomy and grumpy. But you know all that already and even that you love me.

All that I can say is that I'm going to make u love me even more. I'm going to love u and listen to you and look after for you everyday. Trying to make you happy every second of our life together.

Is that better?





12 nov. 2012

Le Destin

On dit que nos vies passent si vite.
Il parait que l'on doit absolument vivre le maximum avant nos 30 ans. Faut-il croire au destin ?
Si je n'avais jamais été voir Elina à Valence ou même si je n'avais jamais été en Australie. Il n'y aurait pas eu cet avion. Ou même si je n'étais pas monté dans cette rame de métro à ce moment précis.
Quel aurait été mon autre destin ?

Try to stay

Le vrai amour, l'unique, existe-t-il ? Je ne sais pas si je vais réussir  à obtenir ce visa, je ne sais même pas si je suis vraiment faite pour cette vie là. Je n'arrive plus à déterminer si j'ai envie de le faire vraiment. J'ai peur et je ne sais pas si tout cela en vaut la peine.
Effectivement, je rêve de partir. Mais est-ce qu'Andrés sera assez gentil avec moi ? N'est-il pas trop macho ? Est-il assez respectueux ?

Il va me falloir tout construire à Montréal. En même temps, j'en suis ravie et très excitée. Mais, j'ai peur d'Andrés, de ce qu'il pourrait faire. De mes sentiments et de ce dont je peux être capable. Le mal qu'on pourrait se faire et les toutes ces choses dont je n'arrive jamais à expliquer convenablement.
Être loin des gens que j'aime, de ceux qui comptent et qui pourraient me protéger

Puis, il y a les nombreuses incompréhensions, nos langues, nos cultures...

Est-ce qu'il vaut vraiment la peine de tout ces sacrifices ? Vaut-il vraiment ce grand départ ? Acceptera-t-il mes innombrables inquiétudes, mes doutes, mes défauts et surtout pourrait-il me donner l'espoir d'une vie paisible, heureuse remplie d'amour et de voyages. Et non pas de destruction, de haine et de poursuite de pouvoir.

11 nov. 2012

La Distance

La distance avec les gens qu'on aime n'est pas toujours évidente. Notamment lorsqu'on est seule depuis un bon moment. Avec maman qui est malade et Andres qui vit à plus de 10 000 km, je me demande un peu pourquoi je suis obligée de subir cela. Bien sur, j'y suis habituée mais cela ne veut pas dire que je sois capable de vivre sans eux pendant très longtemps.

On attend avec impatience des choses qui n'arrivent pas et je me rend compte qu'il n'y a que moi qui en aie vraiment besoin. Partant de ce constat, je pense que ce besoin ne va que dans un sens. wtf.

Heureusement que je travaille beaucoup (avec la peste) et que je suis bien entourée. A ne pas nommer la coloc bien entendu. Quoi que...
Mais si ça se trouve, rien ne marchera et c'est cela qui m'inquiète le plus. Par ailleurs, Andrés, n'est peut être pas du tout celui dont j'ai besoin. Il ne semble pas avoir la capacité et surtout l'envie d'empathie. Ou est-ce moi qui ne suis pas assez réaliste.
J'essaie de tout planifier, d'être assez sérieuse mais je me rend compte de mon manque de discernement et de professionnalisme dans de nombreux point.
Pour faire court, je suis complètement effrayée de ce qui pourrait se passer si je n'obtiens pas le visa et si je n'arrive pas à rembourser ces 200€ par mois. Je suis tiraillée entre le fait d'avoir envie de vivre quelque chose partout mais surtout pas ici. Et, le fait de remplir mes devoirs.

10 nov. 2012

Le dîner keolien

Hier soir, j'ai dîné les anciens contrat pro de chez Keolis. C'était vraiment sympa même si j'étais complètement épuisée. J'avais l'impression de flotter un peu au dessus de la table à cause de la fatigue et du vin. Mais, qu'est ce que c'était sympa. On s'entendait bien quand on y pense. Mais surtout on a tous fait en sorte de se retrouver ce qui signifie beaucoup.
De fait, j'ai eu une petite pensé pour Frédéric et Michel bien entendu.
Avant de partir, j'espère pouvoir les revoir une dernière fois. Si je pars.

5 nov. 2012

Quand ta boss est tyranique

Je ne sais pas si c'est à cause du fait d'avoir été choyée par Michel et d'avoir eu cette chance de vivre une année dépourvue de tout stress. Mais, aujourd'hui, je me rend compte à quel point j'étais chanceuse. Notamment, le fait de le "payer" via Elodie. Est-ce que je mérite vraiment d'avoir une chef pas du tout sympa ? Est-ce moi qui ne comprends rien et qui suis trop stupide ? Mais quelle femme déplaisante, arrogante et dans un sens dénuée de toute intelligence.
Par ailleurs, vivre cette courte expérience me permettra sans doute d'être plus forte et de ne pas commettre les mêmes erreurs plus tard.

1 nov. 2012

San Francisco

Frisko. "Sur la route", dans l'avion, sur la plage et pas encore terminé.

Jamais je n'avais pensé cela d'une ville, d'un lieu. Cette envie de vivre complètement et avec bonheur à Melbourne ou Londres et encore moins à Paris.

S'il y a donc bien une ville où j'aimerais vraiment habiter c'est SF.
La ville est absolument parfaite, grande, culturelle et trop mignonne. Elle offre tout ce dont on peut chercher. 
Mais il n'y a pas que ça. C'est lors de ces 4 jours que je suis vraiment tombée amoureuse d'Andrés. Je m'y suis sentie si bien avec lui et j'ai tellement aimé toutes les choses que l'on a partagé. Cela doit un peu contribuer aux choses. Puis, c'est un peu comme si ces 3 semaines passées aux US pouvaient être résumé en ces 4 jours.

Enfin, lors du vol aller, il y a eu ce truc avec la fille qui était assise à côté de moi. Inexplicable. Certainement encore un lien imaginaire qui me portait vers Andrés. De fait, je rapporte tout ce qui m'est possible. La fille de l'avion et SF.
Peut être qu'un jour les choses seront absolument parfaites et que j'aurais la chance d'habiter le reste de ma vie dans cette ville de tous les possibles. Ou alors à défaut, j'y retournerais comme pour une sorte de pèlerinage.