24 nov. 2013

Stay Hungry, Stay Foolish

Croire en ses rêves.
Que veut-on laisser comme trace sur terre après sa mort ?

Sometimes life is going to hit you in the head with a brick. Don’t lose faith.

Je me pose une nouvelle question : est-ce que je suis en train de rater ma vie ? Est-ce que je prends le bon chemin ? Suis-je en train de faire fausse route et personne n'est en mesure de me le dire ?

 J'ai tout de même une certitude : Je continue de croire en mes rêves et j'ai la conviction que je suis un peu protégée par ma bonne étoile.
Je veux me coucher tous les soirs en ayant accompli quelque chose de nouveau. Je veux avoir des projets qui pourront me rendre plus forte, plus mature et plus sage.
Devenir une femme inspirante et une sorte de modèle courageux et bon.

Surtout ne pas perdre mon temps et n'être que l'a peu près d'une personne qui fait les choses à moitié.

I think if you do something and it turns out pretty good, then you should go do something else wonderful, not dwell on it for too long. Just figure out what’s next.





“Si vous vivez chaque jour comme si c’était le dernier, vous finirez par avoir raison un jour".
Chaque matin, j'ai décidé de me demander : “Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, voudrais-je faire ce que je prévois faire aujourd’hui ?” Et lorsque la réponse est ‘NON’ pendant plusieurs jours de suite, je sais que je dois changer quelque chose.”


“Votre vie est limitée, alors ne passez pas votre temps à vivre la vie d’une autre personne. Ne tombez pas dans le piège du dogme qui consiste à vivre suivant le résultat de la pensée des autres. Et pardessus tout, ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. Ces deux savent déjà qui vous voulez réellement devenir. Tout le reste n’est que accessoire.” Steve Jobs.

“Si vous faites quelque chose et il semble bon, vous devez faire quelque chose de plus merveilleux, mais sans creuser trop profondément. Essayez juste d’imaginer quelle peut être la prochaine étape.” Steve Jobs.

11 nov. 2013

Lean In: Women, work and the will to lead by Sheryl Sandberg



The good girl myth.     
                                                                                                             
Sheryl Sandberg pose les bonnes questions. Son livre m’a été d’un grand soutien pendant ces premiers mois d’expatriation. Par ses textes, j’ai pu trouver la force de combattre tous mes challenges qui se sont opposés à moi. Dieu sait s’il y en aura d’autres.

“If Sandberg has a word to say about all this, I missed it. 

Yet Sandberg appears convinced that if women can take an honest accounting of our attitudes and self-defeating behaviors, we can overcome these sorts of societal obstacles one by one. The more of us who lean in, the more of us will break through and make life easier for those coming behind us. This mindset, though she does not put it this way, is the backbone of the self-help movement. Give women the right skills, and soon we'll all be on our way to the feminist promised land.
It is not, though, about skills. It is not about perseverance, as almost every woman who leaves the workforce voluntarily does so because she got sick of realizing that hard work and perseverance wasn't getting her anywhere. There is very little corporate acceptance of the need for family time and family life: you either work full-time, letting things at home become a wreck, or you work part-time or stay home, giving up your income. These are unattractive choices and asking nicely for better treatment isn't changing what's on the negotiating table. That's why, instead of getting closer to the promised land, we still find ourselves wandering in the wilderness.” The Guaridan – US Money section.

Ma mère a été femme au foyer, au chômage, assistante maternelle pour terminer sa « carrière » en tant qu’aide aux instituteurs. Je n’ai aucun modèle de réussite autour de moi si ce n’est mon oncle. Ma mère survit et donne ce qu’elle peut. Elle a seulement voulu une grande famille sans penser qu’elle pourrait également avoir une carrière. De plus, le mot carrière et réussite est synonyme de diplômes en France. 
Je ne sais pas d’où me vient cette force de caractère, peut-être du côté des sœurs de ma mère, toujours décrites comme des hypocrites et de mauvaises personnes. Ce qui n’aide pas à savoir si je suis quelqu’un qui est dans le « juste » où si les décisions que je prends sont les bonnes. J’admire ces femmes comme Sheryl ou Bridgette. Des femmes d’action, des femmes combatives et intelligentes. Des femmes à qui l’on a transmis de bonnes bases saines pour réussir, s’investir et devenir de belles personnes.
Cependant, j’ai de la chance, je connais Bridgette et elle accepte de me transmettre ses clés. Sheryl me donne un livre bardé d’exemples. Je peux les relire sans fin jusqu’à les intégrer.
Je suis en retard car j’ai un handicap où une sorte de retard dès la naissance. Je tente depuis toujours de le rattraper mais je vois bien que je suis constamment dans le flou. J’hésite puis je suis mon instinct. Certaines fois, il semble juste notamment pour ma carrière professionnelle. Par contre, il fait tort dans ma vie privée.
Je n’ai pas encore trouvé le bon équilibre, j’ai peur que cela prenne du temps, beaucoup de temps et qu’il soit trop tard pour construire enfin une belle carrière et cette merveilleuse vie de famille vers laquelle j’aspire.





9 nov. 2013

Chicago et Bridgette

Les meilleures vacances depuis longtemps.

Je suis tellement contente d'avoir croisé la route de Bridgette et Adam à Paris. Je me doutais que Bridgette s'occuperait bien de moi mais je ne pensais pas que ce serait à ce point. Quel bonheur ! Je n'avais pas envie de rentrer.



Je me doutait aussi que Chicago me plairait, c'est immense même un peu déconcertant.
On cherche un peu tous à avoir un héro, un modèle, une personne qui nous montre à s'améliorer, aller de l'avant. Enfin pas tout le monde mais moi je suis comme ça. C'est grâce à ses filles, femmes que j'admire, elles me poussent à aller plus loin et à croire que je peux moi aussi obtenir de belles choses.
Aujourd'hui, je ne sais pas si c'est la meilleure solution. Mais comme je suis toute seule, j'en ai besoin.

Je ne dirais pas que je reviens grandi ou apaisée de ces 5 jours mais je reviens avec de nouvelles convictions et avec un petit cadeau... Je devrais sans doute faire attention et en prendre soin pour une fois. 

Chicago une ville extraordinaire où vivent mes seuls vrais amis en Amérique du Nord.


Toronto pour Thanksgiving


Il y a pas mal de temps qui s'est écoulé depuis mon dernier post sur mon blog. Il en aura fallu du temps pour traverser avec courage et dignité mes péripéties.

Un mot sur Toronto !


C'est la plus grande ville du Canada. J'y suis allée toute seule pendant le long weekend du Thanksgiving Canadien. Ce voyage m'a fait du bien, j'ai pu prendre des tas de photos et j'ai pu prendre du temps pour moi. J'ai pu faire mes découvertes à mon rythme.

Je voulais voir aussi si cette ville pouvait devenir une option. Une sorte d'objectif sur du moyen-terme. Pas si grande, il me semble qu'il y a de la verdure, de l'eau. Plus américanisé que ne l'est Montréal.

Il me faudra y retourner pour revoir cette ville sous d'autres angles.

Cependant, cette ville n'est pas du tout aimé par les Montréalais, trop grande, trop de trafic mais pas assez magique comme peut être une grande ville américaine. Une ville entre deux en quelque sorte.


4 juil. 2013

CSQ - Résidence Permanente



On recommence les demandes de visa !
Si tout va bien, la demande du CSQ sera faite en Septembre après l'obtention de mon stupide certificat français. Effectivement, je suis obligée de passer un test de français à l'université de McGill pour prouver que je parle bien français !


La demande au Fédéral viendra par la suite.
Concentrons-nous étapes par étapes et dépensons la moitié de notre salaire by the way...
Mais cela en vaut plus que la peine :)

1 juil. 2013

To the next French generation

"Young French people need to go abroad, to work, to travel, to see how things  can work differently in cultures and countries that don’t play by the  same old rules — and then come back to France, and reinject some of the  energy and enthusiasm they’ve absorbed to help reconcile the broader  population with the global reality that France has shunned for far too  long."

New York Times - The Best Hopes for France's Young?

http://nyti.ms/12zyTcv

Mais ce qui attirer d'autant plus mon attention vient d'un article paru dans le New York Times :

"France has always been a land to which people dream of coming. Not leaving. Though it may be anathema to French pride that anyone would want to leave (and that evidently Ms. Merkel, France’s No. 1 partner and rival, agrees), young people voting with their feet and coming back with a new worldview could be the best thing to happen to France in 30 years."

Et voici un texte paru dans Libération l'an dernier : 

http://on.fb.me/12pl4hZ

"Formons-nous, et allons à l’étranger si c’est pour mieux nous former. Mais que notre but soit très clair ! Notre pays a besoin de nous pour surmonter les défis qui l’attendent, et nous n’allons pas lui faire défaut maintenant. C’est aussi le meilleur service que nous puissions rendre à l’équilibre du monde.
Jeunes de France, notre salut à tous n’est nulle part ailleurs que dans nos mains. Ne vous barrez pas : battons-nous !"

Apprenez et formez vous à l'étranger pour mieux aider votre pays à redémarrer.

La France serait donc une gérontrocatie hypercentralisée et décrépie. Quel terme bourré d'intelligence !


Les arguments en faveur d'un "exil" professionnel sont nombreux : dégradation des conditions de travail en France et manque de reconnaissance, temps de recherche d'emploi trop long ou encore recours souvent abusif aux stages à rallonge expliquent l’envie d’ailleurs. D’aucuns trouvent ce pays ultra hiérarchisé, sclérosé, une gérontocratie en déclin.

Partir, c'est s'assurer une belle carte de visite si l'on souhaite revenir en France par la suite. 
Seuls 36% des jeunes Français auraient confiance dans l’avenir de leur pays. Pour autant, il ne faut pas imaginer que tous ces départs sont une fuite. Il y a aussi pour beaucoup une véritable envie de vivre de nouvelles aventures, qui ne remet pas en cause l’attachement à la mère patrie. L’internationalisation des cursus ouvre des horizons aux jeunes et prépare aux échanges dans une autre langue que le français.

Des dispositifs largement répandus offrent de belles possibilités de départ:
- Visa Vacances Travail : 30.000 jeunes utilisent ce visa temporaire, d’une durée de un à deux ans, qui permet de partir à l’aventure pour visiter et travailler librement. En Asie et en Océanie le nombre de jeunes qui en bénéficient est en très forte hausse (+40% entre 2007 et 2012).
- Le Volontariat  International en Entreprise : Il s’agit d’un programme qui permet aux entreprises françaises de confier à un jeune (28 ans au maximum), une mission professionnelle à l’étranger durant une période modulable de 6 à 24 mois. Le nombre de jeunes en VIE a cru de 240% entre 2002 et 2012.

Pour certains, ces départs sont l’illustration d’un ras-le-bol, d’une lassitude à l’égard de la France, une fuite des cerveaux. Sur les 27.000 participants à un sondage du Figaro à ce sujet, près de 75% des personnes interrogées estiment qu’il faut s’inquiéter de l’expatriation des jeunes Français. Si on est optimiste, on peut aussi estimer que la jeunesse française envoie un formidable message quant à sa capacité d'ouverture au monde et de refus du repli sur soi qui guette particulièrement les sociétés en crise. Mobile, entreprenante et dotée d'une réelle ouverture interculturelle, elle peut être un atout considérable pour les entreprises dans la conquête des marchés internationaux. Ces expériences acquises à l’étranger ont aussi le mérite de montrer aux Français le monde tel qu’il est et permettront certainement de créer les emplois de demain. A condition que ces départs ne soient pas subis, mais soient un véritable choix.


Conclusion :

De jolies phrases donc qui décrivent l'état actuel et le ressenti des jeunes français d'aujourd'hui. Je n'ai pas encore assez de recul et je n'envisage pas de rentrer dans les prochaines années, il m'est donc encore un peu difficile de me prononcer.

Cependant, je reste convaincue que les jeunes français sont de gros hypocrites qui veulent le beurre et l'argent du beurre.
Les PVT sont vécus comme des vacances pendant une année et souvent comme une désillusion.
Quant aux VIE, ils sont pris d'assaut pas tous les petits français sortant de grandes écoles. En effet, la plupart ont bien trop peur de vraiment s'expatrier pour vraiment chercher du travail comme l'on fait les Mexicains, les Grecs, les Italiens aux US... Les Portugais, les Italiens, les Espagnols, les Marocains en France.
Ces français là ne vont pas s'abaisser à l'expat "à la recherche d'une vie meilleure".
La VRAIE expat pas celle qui est proposée à nos petites têtes parfaites par de grosses entreprises françaises avec de gros salaires français et l'assurance maladie française. Celle qui paie les billets d'avion, les 5 semaines de vacances et le visa.
La vraie expat se construit de bout en bout et lorsque nous reviendront au pays ce seront nous qui aurons un vrai savoir-faire à proposer aux entreprises françaises.
Mais encore, faut-il l'avoir cette envie de revenir et de subir à nouveau cette hiérarchie écrasante, cette fausse modestie et la foi d'obtenir un jour une reconnaissance et la liberté de proposer de nouvelles choses qui manquent cruellement à cette France.


25 mai 2013

L'Art à Montréal










L'Art à Montréal est omniprésente. On ne peut pas se balader pendant 10 minutes sans croiser une sculpture ou un atelier créatif. C'est un vrai plaisir pour les yeux mais surtout cela caractérise encore plus la ville. Puis, comme l'appartement est à 3 minutes du musée des beaux arts, je n'ai plus tellement le choix pour ne pas m'y rendre de temps en temps et admirer les œuvres.

23 mai 2013

Le concept Meet Up Group


Bien organisé et super sympa, le site meetup que j'avais découvert lors de mon voyage a San Diego est une perle rare. Grâce à eux, j'ai pu assister à pas moins d'une dizaine de rencontres (amusantes et d'autres plus accès sur le business) mais j'ai surtout pu me faire des amis originaires du monde entier.
Aujourd'hui, je suis en train de me constituer un petit groupe de fidèle et j'espère qu'ils resteront autour de ma petite routine un bon moment ! Ce sont surtout des chercheurs en physique de l'université de Mc Gill et nous avons coutume de faire des BBQ, de se retrouver dans des bars et la prochaine étape devrait être à l'extérieur de Montréal : une randonnée.
Chacun à pour habitude de ramener un nouveau copain et c'est toujours avec plaisir que l'on rencontre une nouvelle personne.
Nous avons tous notre propre histoire, nos origines et notre culture mais avec toujours le même objectif commun : s'ouvrir aux autres sans juger et toujours avec le sourire !

 

18 mai 2013

Trouver sa place sur le marché de l'emploi québécois

Lorsque l'on sait que 90% des offres d'emploi se font par le réseautage et seulement 10% via l'envoie de CV par mail, on peut être un peu paniqué en tant que nouvel immigré.  
De fait, il existe des tas d'associations, de groupes, d'ateliers pour nous aider à faire le tri, recevoir les bonnes informations et nous intégrer au mieux.
Je n'ai pas trop compris comment ces communautés étaient rémunérées mais j'ai apprécié d'être un peu aidée. Notamment d'avoir pu rencontrer de nouvelles personnes. Cela fait toujours du bien.

Cependant, la bonne nouvelle ne pouvait venir d'une agence de placement où à la réception d'un mail.
Les choses ne sont que par réseautage on l'aura bien compris.
Or, si l'on souhaite que les choses avancent et aboutissent, il n'y a qu'une seule solution : Appeler et oser "demander" de manière courtoise si des connexions peuvent de faire.
Par conséquent, les deux personnes ne pouvant réellement m'aider n'étaient que Marc-André et Karl avec qui j'ai passé une sorte d'entretien et obtenu un poste.

Quel bonheur : de pouvoir choisir mais surtout de pouvoir réintégrer Keolis ! 


Jamais je ne l'aurais cru ou plutôt jamais je n'aurais pensé pouvoir travailler à nouveau pour une entreprise de transport et travailler dans mon secteur si vite.
Marc-André est adorable, foncièrement gentil, avec qui je vais pouvoir apprendre beaucoup et être heureuse de travailler. Il est patient, calme et surtout talentueux.
Il me tarde déjà de prendre mes fonctions !

Je remercie d'ici bas la personne qui m'avait ouvert la première porte de ce groupe qui décidément me porte chance. Il est certain que je ne pourrais jamais l'oublier.

7 mai 2013

Journée portes ouvertes du Design et de l'Architecture




Neuf Architecte au 32e étage d'une Tour - Vue imprenable !
Quelle belle journée ! Pablo et moi avons visités une petite dizaine de cabinets d'architectes. Certains très beaux mais peut-être sans cette âme. Celle où les idées et la liberté pourraient vraiment réaliser quelque chose d'unique. Ces petits cabinets nous donnaient envie de s'arrêter et de s'asseoir à l'un de cet bureau si bien rangé pour l'occasion !

Laissons de côté l'aspect environnement et penchons-nous un peu plus sur les travaux en court.

Certains cabinets nous laissons libre de nous promener dans l'open space, de poser des questions à notre guise, de tourner les pages de leurs travaux et de regarder leurs maquettes avec passion. Cependant, d'autres nous obligeaient à les suivre via un chemin tracé.
Pablo est architecte, je préférais pouvoir lui poser mes questions innocentes en toute tranquillité.
Pourquoi faire de cet événement une publicité et une démonstration de force ?

Quelle belle idée de dévoiler au public les petits secrets de ce métier.  Car, il ne faut pas le nier, Montréal est en pleine construction. En pleine effervescence. Espérons sans dommage futur.


C'est l'été à Montréal !

Le Printemps est bel et bien arrivé ! Ce serait même l'été car il fait tous les jours 26°C et les arbres sont presque tous verts. Les tulipes fleurissent la ville et les shorts habillent tous les Montréalais.
Il fait bon de vivre dans une ville où tous les matins lorsqu'on ouvre les yeux, on s'aperçoit que le ciel est bien le même que celui de la veille.
Ce n'est pas une petite blague : il fera beau tout l'été.
Paris et son temps maussade n'est plus qu'une histoire ancienne.

Par conséquent, les terrasses se remplissent, les festivals commencent timidement à nous distraire et les fontaines nous rafraichissent.
Le soleil se couche tard, la ville est joyeuse et les glaces sont dans les mains de petits et grands.

Je suis heureuse de réaliser que je vais vivre un vrai été pas celui tout gris de Paris.


24 avr. 2013

Le mariage pour tous en France


La France autorise enfin le mariage homosexuel. Après des mois de polémiques et de manifestations, le Parlement a définitivement adopté ce mardi le projet de loi avec 331 voix pour 225 contre.


Sept longs mois de débats enflammés plus ou moins respectueux, sept mois de manifestations pour les "pour" et les "contre", sept mois de démarche pour faire tenir à François Hollande sa promesse de permettre aux couples de même sexe de se marier et d’adopter.
Ce vote historique qui s'est joué à l’Assemblée nationale sera marqué dans les mémoires.
On peut retenir les discours poignants de Noël Mamère (qui avait marié un couple de personnes du même sexe en 2004 à Bègles) ou encore celui de Marie-Georges Buffet, après un incident (des anti-mariage pour tous qui ont fait invasion dans les tribunes et Claude Bartolone, président de l’Assemblée, qui a demandé à ce qu’on fasse « sortir ces ennemis de la démocratie »), la France est devenu le 9e pays européen à autoriser le mariage homosexuel et le 14e dans le monde.

Cette dernière étape met fin à un marathon législatif de 136 heures et 46 minutes de débats.

«égalité, égalité»

Pourtant, reste encore à savoir si nos médias n'en n'ont pas un peu trop fait et si ce long débat n'était pas pour "détourner" les français des vrais problèmes comme le chômage, la crise...
Notre pays a des choses tellement plus graves à résoudre que ça me laisse un peu dubitative.

Sera-t-il tellement choquant de voir dans quelques années des enfants aller à l'école avec deux papas ou deux mamans plutôt qu'avec un seul ?
Est-ce si terrible de les voir venir avec le même amour qu'un couple hétéro ?
Est-ce si horrible de les voir réussir dans leur études voir peut-être mieux qu'avec des parents hétéro trop focaliser sur eux-mêmes qu'ils en ont oublié qu'un jour ils avaient voulu des enfants ?
 Sincèrement, je connais des couples hétéro tellement stupides pour avoir donner des prénoms absoluement ridicules à leur progéniture. D'autres qui étaient beaucoup trop jeunes pour devenir des parents.
Enfin, un couple homo sera encore confronter à l'adoption et s'ils utilisent une mère porteuse, je suis certaine que cette démarche aurait d'avantage réfléchie qu'une simple partie de jambes en l'air.


20 avr. 2013

Un appartement presque Parisien !


Il m'était impossible de passer sous silence les petits détails de mon nouvel appartement.
Le propriétaire m'a fait savoir qu'il y a quelques années, un homme riche et loufoque l'avait acheté et redécoré. A l'époque, celui de nos voisins ne faisait qu'un avec le notre. Cet homme devait être un amoureux de la France ou tout simplement un français nostalgique.


Dès que vous franchissez le hall d'entrée, le ton est immédiatement donné. A première vue, la distribution de cet appartement est assez simple : deux vastes pièces hautes de plafond avec des moulures. Cependant, il n'en n'est rien comparable aux autres précédemment visités.

Les moulures m'ont tout de suite frappées par celles qui décorent habituellement nos appartements Parisiens.  J'aime particulièrement celles de la salle de séjour en revanche je déteste le kaki des murs assombrissant de fait la pièce.

Le raffinement des décorations intérieures s'expriment jusque dans l'ornement du plafond, ici, la moulure prend la forme d'une coupole et autour un lustre vient terminer l'élégance de la pièce. Permettant ainsi de mettre en valeur le plafond. De même pour la salle de bain où se trouve un lavabo aux bordures fleuris et en faïence.

Dans chaque pièces, se trouvent de grandes fenêtres avec un adorable petit balcon dans la chambre. Les larges rebords me permettront de déposer mes ouvrages et de petites plantes vertes !

Le parquet foncé et vitrifié apporte une certaine prestance supplémentaire dans cet appartement atypique. Enfin, la touche finale se trouve certainement dans le hall d'entrée où les mosaïques qui forment au centre une rosace viennent compléter le côté "art déco" de ce petit havre de paix.

A présent, il ne manque plus qu'à emménager et décorer ce cadre unique. Un petit nid où les amis, la famille seraient apprécier ce charmant havre de paix. Mais surtout un endroit bien à nous où nos deux cultures et notre nouvelle aventure témoigneraient du bonheur qui y prospère.





18 avr. 2013

Choisir les Assurances, Installer Internet...


Ce qui manque le plus dans une nouvelle résidence c'est internet ! Notamment, lorsqu'on cherche du travail, qu'on souhaite être connecté jour et nuit avec ses amis et sa famille.
Je me suis empressée d'aller chez le N°1 du service internet : Videontron !
Le point de vente est une sorte de fusée intergalactique jaune où seul le client semble être un l'extraterrestre. La soucoupe est inquiétante, les bureaux semblent vouloir t'aspirer et la lumière t'aveugler...
Cependant, après le choc des prix (55$/par mois),  j'ai été heureuse d'être prise en charge à 100% par le personnel mais surtout d'être connectée en moins de 24H à l'appart.



Je vis Desjardins, je respire Desjardins, je suis Desjardins.
Desjardins est devenu mon compte en banque, mes assurances, ma tranquillité d'esprit !
Sans blague, ils sont partout et sponsorisent quasiment tous les événements Québécois. C'est LA banque !
En revanche, il est assez simple de communiquer avec eux et d'être surtout comprise lorsqu'on arrive de France.

16 avr. 2013

Dernière tempête hivernale

Thank you Colorado. A system out of the Rocky Mountain State has brought snow to Montreal this Friday.



Vendredi matin, j'ai la surprise de voir qu'il neige ! Deux jours auparavant, il faisait un temps très printanier et j'avais même décidé de laisser mon manteau à l'auberge.
Cette tempête appelée "Summer Storm" est en quelque sorte le passage obligé si l'on souhaite accéder aux beaux jours.
Malgré ce changement radical de température, je suis contente de voir un peu de neige ! Toutefois, je réalise que la neige est loin d'être similaire à celle de Paris. Il neige pardieu. Il neige pas qu'un peu. Beaucoup, de gros flocons et ça ne s'arrête pas. Mais alors pas du tout.
A partir de là, je prend conscience du cauchemar qui s'annonce : je dois déménager mes affaires aujourd'hui dans le nouvel appartement. Il n'est pas bien loin, 20 minutes à pieds. Mais c'est au nord de downtown, en hauteur et il NEIGE.
J'ai donc dû faire 3 allers et retours avec ma grosse valise (heureusement) à roulette. Les joues en feux et les mains glacées, je m'allonge vers 18H pour me féliciter d'avoir une bonne forme sportive sans quoi j'aurais dû faire appel à un taxi !

10 avr. 2013

Première Amende Canadienne !

Ce matin, je me lève ravie de voir qu'il fait encore un grand soleil et que la température n'est pas si froide. Je me connecte sur Skype et parle avec maman pour la première fois depuis mon arrivée à Montréal. Une heure plus tard, le cœur rempli de joie d'avoir pu raconter mes aventures, je m'habille bien décidée à être la plus productive possible !
Je marche à vive allure (des restes de Paris) lorsque je traverse à un feu rouge (aucunes voitures à l'horizon) ; continue un peu mon chemin et perdue dans mes pensées lorsqu'un agent de police m'arrête, commence à me disputer car j'ai traversé au feu rouge et me colle une amende de 41$.


Je coopère, réponds aux stupides questions et me confonds même en excuses... Ce n'est que plus tard que je réalise tout le ridicule de cette situation. Le pire, c'est qu'ensuite, je vois des tas de piétons traverser au rouge.
Un instant, j'ai eu les larmes aux yeux mais avec le recul, cette histoire est tout de même cocasse !



7 avr. 2013

A la découverte de Montréal...


Me voilà donc à Montréal depuis une petite semaine. J'arpente la ville dans tous les sens, de préférence à pieds car le centre ville se trouve être de taille moyenne. Il fait encore un peu froid mais jusqu'ici, j'ai eu la chance d'évoluer sous un soleil radieux.

Le fruit de mois de préparations et je n'arrive pas encore à réaliser que je suis en train de réaliser mon rêve : repartir vivre à l'étranger.

Ma petite pension est confortable, pas luxueuse mais elle me dépanne grandement. Je suis à côté de la rue principale ce qui facilite l'accès dans toutes mes démarches.
J'ai passé ma première semaine à visiter une bonne dizaine d'appartements et j'espère avoir choisi le bon. Il est un peu cher mais je pense qu'Andrés et moi y seront très heureux.
En parallèle, je commence à me faire à l'accent Québecois et j'ai même été invitée à "Souper" chez des amis à l'extérieure de la ville. Rien de tel pour s'intégrer !
En général, les québecois sont des gens calmes et simples. Un mélange bien à eux : français et américain. Unique dans son genre, ils se distinguent par leur origines diverses et variées mais soutiennent bien être français. Enfin, Québécois.
Je ne peux attendre d'en apprendre d'avantage.


A présent, il me faut chercher un "job" ; cette tâche m'excite et m'effraie à la fois. J'ai envie et j'ai besoin de travailler. Pourtant, je ne peux m'empêcher d'attendre impatiemment l'arrivée d'Andrés pour pouvoir enfin commencer cette nouvelle page.
Pour le moment, je n'en suis qu'aux fondations. D'une certaine manière, je prends une petite longueur d'avance pour être au mieux prête lors de son arrivée.


23 mars 2013

Les yeux grands ouverts



Les événements ce sont précipités à une folle allure il y a deux semaines.
Ils suffit de fermer les yeux l'espace d'un instant pour qu'un mail soit enfin envoyé et que le futur se retrouve ainsi précipité.

Personne ne souriait vraiment. Ne pouvait-on seulement pas y croire ? Je ne devais pas montrer mes sentiments. De l'anxiété prenait la place au bonheur. La retenue était de mise.
Je me répétais en boucle :
"Juste ferme les yeux que le soleil se couche à l'horizon."

Or, j'avais envie d'entendre des cris de joie. J'attendais l’explosion de bonheur. Je patiente depuis tellement longtemps. Pourtant, je ne me sentais que mortifiée par la peur de faire paraître le moindre sentiment de joie. Qu'avais-je le droit de ressentir ? Uniquement, le tremblement de mes mains et des frissons ?
Alors, je me renfermais dans ma tête "Tout ira bien, personne ne pourra te blesser maintenant." Cependant, j'espèrerais à ce moment là que les ombres auraient enfin été remplacées par la lumière et que tu me dirais "je ne te laisserais plus jamais t'en aller". Les choses ne peuvent pas être si simple et les sombres jours ne paraissent pas encore terminés.
Je m'en veux d'avoir laisser mon cœur s'emballer et le laisser entrevoir où je me trouvais. Il suffirait d'un battement de plus et je me sentirais complètement perdue.

La fuite.
Seulement m'enfuir de là.
Me cacher et ne plus penser à quoi que ce soit.
Rentrer à la maison et ne plus rien entendre.

C'est tout ce dont je m'en souviens après avoir lu ce précieux et inattendu mail.